Salaires 2025 : prudence et ciblage des compétences stratégiques

Après deux années marquées par des augmentations conséquentes en raison de l’inflation, les entreprises réduisent leurs budgets salariaux en 2025, tout en maintenant une stratégie axée sur les compétences clés. Selon une enquête du cabinet Alixio et des études complémentaires de LHH et Deloitte, les hausses de salaires prévues atteindront en moyenne 2,47 %, contre 3,5 % en 2024 et 4,9 % en 2023. Cette baisse s’explique par un contexte économique plus incertain et un ralentissement marqué de l’inflation, estimée à 1,6 % pour 2025.
La majorité des secteurs revoient leurs prévisions à la baisse
Les transports figurent parmi les plus généreux avec une hausse médiane de 2,9 %, tandis que les industries comme l’automobile et les services, notamment l’immobilier et l’hôtellerie-restauration, restent proches de 2 %. Dans le secteur bancaire, les augmentations sont également limitées, atteignant 2 % en médiane.
Malgré, cette modération générale, les entreprises adaptent leur stratégie en favorisant les augmentations individuelles, particulièrement pour les cadres et les métiers stratégiques comme l’intelligence artificielle, les data sciences et la cybersécurité. Ces fonctions, essentielles dans un environnement numérique en constante évolution, restent prioritaires pour les employeurs soucieux de fidéliser leurs talents et de maintenir leur attractivité.
Cependant, cette réduction des budgets d’augmentation pourrait alimenter des tensions sociales. Près de la moitié
des entreprises anticipent une dégradation du climat social en 2025, notamment en raison du sentiment persistant
d’un décrochage du pouvoir d’achat chez les salariés. Ce phénomène est renforcé par une perception d’inflation toujours élevée, bien qu’en baisse.
Les alternatives prévues par les entreprises
Pour atténuer les frustrations, les entreprises envisagent des mesures alternatives telles que des primes spécifiques, le forfait mobilité durable ou une meilleure prise en charge des mutuelles et des titres-restaurant. Toutefois, ces initiatives, bien qu’appréciées, ne remplaceront pas les augmentations directes pour les syndicats.
En 2025, les employeurs optent pour une gestion prudente mais ciblée de leur politique salariale. Si la tendance
est au ralentissement, l’investissement dans les compétences stratégiques reste une priorité pour affronter les défis économiques et technologiques à venir.
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